
#3 VISIONS POST-BINAIRES
Nous vivons à une époque où les images ne se contentent plus de représenter le monde. Elles le construisent, le codifient, l’automatisent. L’image est devenue un champ de tension, entre humain et machine, normalité et déviance, centre et marge, pouvoir et dissidence. Visions post-binaires propose de traverser les frontières et d’habiter les contradictions sans les réduire à des polarités opposées, en refusent les simplifications. Dépasser les antinomies, c’est reconnaître que chaque image est un champ de forces politique : automatisée mais incarnée, technologique et affective, coloniale et décoloniale, hostile et générative. Selon nous, ceci est l’occasion de repenser les structures mêmes du regard, les cadres qui déterminent qui peut apparaître et comment.
Dans ce paysage, le féminisme n’est pas un thème mais une multiplicité de perspectives et de méthodologies : des regards qui fragmentent l’universalisme et en révèlent les absences, les exclusions et les systèmes ms de pouvoir.
Les approches décoloniales, quant à elles, désarment les hiérarchies du visible, restituant aux images leur puissance de résistance et de métamorphose.
Visions post-binaires invite à considérer les images comme des espaces de cohabitation entre différences, comme des écologies relationnelles qui refusent la logique de l’opposition.
Ainsi, l’image peut redevenir un acte politique et sensible, un langage capable de penser ensemble, au-delà du binaire, au-delà de la domination, au-delà de l’hostilité, au-delà des disciplines.
IMAGE OUVERTE
PROGRAMME
2026
Accès libre et gratuit
réservation conseillée par email
j e u d i 9 a v r i l
9h30-18h30/Fontaine Culture
Cadres Ouverts
Expositions
- LOUIS PETIT, Royaume Uni /peinture
- MAILA IACOVELLI, Italie /installation
- ANNALISA GONNELLI /photographie
9h30-13h/Ateliers Varan
En collaboration avec les Ateliers Varan, la Bpi (Bibliothèque publique d'information Centre Pompidou) et la Cinémathèque du documentaire
Ateliers Ouverts
(12 participants pouvant assister le 9 et le 10 avril, inscription par email requise)
Projection et atelier de cinéma documentaire
JE SUIS L'UN DES AUTRES avec le cinéaste Giovanni Cioni, Italie
9h30-13h/Fontaine Culture
Ateliers Ouverts
(15 participants, inscription par email requise)
Atelier de réemploi des archives audiovisuelles et photographiques
LE STRABISME DE LA MÉMOIRE avec la cinéaste Giulia Cosentino et la photographe Marie Gioanni, Italie
pause déjeuner 13h-14h30
13h30-16h30/Fontaine Culture
Expérimentations Ouvertes XR
Expériences de réalité virtuelle
- A TIME BEFORE, Leo Metcalf, Royaume Uni, 2024, 13'
- DANCE PERMIT (DENIED), Claudix Vanesix, Peru, 2023, 10'
- ANOTHER PLACE, Domenico Singha Pedroli, Suisse/Thaïlande, 2025, 29'
- LESS THAN 5 GRAMS OF SAFFRON, Négar Motevalymeidanshah, Iran/France, 2025, 7'
- 8 BILLION SELVES, Tibor De Jong, Pays-Bas, 2024, 22'
- BODIES OF WATER, Chélanie Baudin-Quintin, Canada, 2024, 23'
- UNDER THE SAME SKY, Khalil Ashawi, Turquie-Palestine, 2024, 38'
14h30-15h/Fontaine Culture
Scènes Ouvertes
Ouverture musicale
avec Hugues Leclère, pianiste
- Présentation de la troisième édition du festival par sa directrice Ludovica Fales
15h-16h30/Fontaine Culture
Ateliers Ouverts
Performance
- ASK ME FOR THOSE UNBORN PROMISES THAT MAY SEE UNLIKELY TO HAPPEN IN THE NATURAL #5
de Donatella della Ratta
Table ronde : L’Image Spectre : IA, Éthique et la Fin du Témoignage
Avec Donatella della Ratta (Italie), Marc Isaacs (Royaume Uni), Roberto Malfagia (IT)
18h-20h/Le Grand Rex (salle 6)
Société Ouverte
Court et long-métrage documentaire
- LA VITA È SOGNO, Nicolò Ribolla, Italie, 2025, 10'
- NELLA COLONIA PENALE, Gaetano Crivaro, Ferruccio Goia, Alberto Diana, Silvia Perra, Italie 2024, 82'
/première française /EN CONCOURS
Discussion
pause dîner 20h-20h30
20h30-21h45/Le Grand Rex (salle 6)
Expérimentations Ouvertes
Court-métrages expérimentaux
- MUTAR, Maria Elena Franceschini, Italie, 2025, 10'
- FRANA FUTURA, Sofia Merelli, Francesco Luzzana, Elena Bongiorno, Italie, 2025, 35'
Discussion Sofia Merelli
21h55-23h55/Le Grand Rex (salle 6)
Société Ouverte
Court et long-métrage documentaire
- FLEURS MERVEILLEUSES, Anouk Phéline, France, 2025, 10'
- MOTHER VERA, Cécile Embleton & Alys Tomlinson, Royaume Uni, 2024, 91' /EN CONCOURS
Discussion
v e n d r e d i 1 0 a v r i l
9h30-18h30/Fontaine Culture
Cadres Ouverts
Expositions
- LOUIS PETIT, Royaume Uni /peinture
- MAILA IACOVELLI, Italie /installation
- ANNALISA GONNELLI, Italie /photographie
9h30-13h/Ateliers Varan
En collaboration avec la Bpi (Bibliothèque publique d'information Centre Pompidou) et la Cinémathèque du documentaire
Ateliers Ouverts
(12 participants pouvant assister le 9 et le 10 avril)
Projection et atelier de cinéma documentaire
JE SUIS LES UNS LES AUTRES avec le cinéaste Giovanni Cioni, Italie
10h-18h30/Fontaine Culture
Expérimentations Ouvertes XR
Expériences de réalité virtuelle
- A TIME BEFORE, Leo Metcalf, UK, 2024, 13'
- DANCE PERMIT (DENIED), Claudix Vanesix, Peru, 2023, 10'
- ANOTHER PLACE, Domenico Singha Pedroli, Suisse/Thaïlande, 2025, 29'
- LESS THAN 5 GRAMS OF SAFFRON, Négar Motevalymeidanshah, Iran/France, 2025, 7'
- 8 BILLION SELVES, Tibor De Jong, Pays-Bas, 2024, 22'
- BODIES OF WATER, Chélanie Baudin-Quintin, Canada, 2024, 23'
- UNDER THE SAME SKY, Khalil Ashawi, Turquie-Palestine, 2024, 38'
11h-13h/Fontaine Culture
Ateliers Ouverts
Table ronde : Espaces fluides de rencontres et de devenir - en réalité virtuelle
Avec Tibor De Jong e Doris Konings (Pays-Bas), Leo Metcalf (Royaume Uni), Domenico Singha Pedroli (Suisse/Thaïlande), Gwenaelle Clauwaert (France), Claudix Venesix (Peru)
pause déjeuner 13h-14h30
15h-16h45/La Gaîté Lyrique (Auditorium)
Société Ouverte
Long-métrage documentaire
- REAL, Adele Tulli, Italie, 2024, 83' /EN CONCOURS
Discussion avec l'artiste
17h15-18h30/La Gaîté Lyrique (Auditorium)
Expérimentations Ouvertes
Court-métrages expérimentaux
- THE SPIRAL, María Silvia Esteve, Argentine, 2022, 19'
- ELS BUITS (GAPS), Sofía Esteve Santonja, Isa Luengo Gómez, Marina Freixa Roca, Espagne, 2024, 20'
- NUNCA FUIMOS UN DESIERTO, Agustina Comedi, Chiachio & Giannone, Argentine, 2024, 11'
Discussion avec María Silvia Esteve, Sofía Esteve Santonja, Isa Luengo Gómez, Marina Freixa Roca
19h-20h/La Gaîté Lyrique (Auditorium)
Société Ouverte
Moyen-métrage documentaire
- LAS NOVIAS DEL SUR, Elena López Riera, Espagne, 2024, 40' /EN CONCOURS
Discussion avec l'artiste
pause dîner 20h-20h30
20h30-22h45/La Gaîté Lyrique (Auditorium)
Ateliers Ouverts
Projection et table ronde : Pratiques transféministes transnationales
- MOONANGAMBÉÉÉ, Sarah Maldoror, Algerie/France, 1969, 18'
Avec Giulia Cosentino du collectif Feminist Frames (Italie), Najwa Najjaret du Gaza International Festival for Women's Cinema (Palestine), Adele Tulli (Italie), Elena López Riera (Espagne), Paloma García Martens (Belgique), Janine Gaëlle Djeudi (France), Amandine Gay (France), Annouchka de Andrade (France)
Avec interruptions artistiques
LES VOIX DE GAZA, interprété par Iante Roach (Italie/Australie) Scènes Ouvertes
s a m e d i 1 1 a v r i l
9h30-18h30/Fontaine Culture
Cadres Ouverts
Expositions
- LOUIS PETIT /peinture
- MAILA IACOVELLI /installation
- ANNALISA GONNELLI /photographie
9h30-11h/Fontaine Culture
Ateliers Ouverts
Table ronde : Pédagogies alternatives
Avec Damien Philipidhis (France), Emma Matthews (Royaume-Uni), Leonardo de Franceschi (Italie), Leo Metcalf (Royaume Uni) et Temujen Gunawardera (Royaume-Uni/Sri Lanka)
11h20-12h50/Fontaine Culture
Ateliers Ouverts
Table ronde : Arts et engagements
Avec Odessa Mourier (France), Chedly Atallah (Tunisie/France), Maria Teresa Annarumma (Italie), Domenico Singha Pedroli (Suisse/Thaïlande), Marco Gotoy (Espagne)
12h50-13h30/Fontaine Culture
Ateliers Ouverts
Présentation des revues Teiko et STA
Avec Maria Teresa Annarumma (Teiko) et Chedly Atallah, Emmanuel Saulnier et Léandre Bernard-Brunel (STA)
pause déjeuner 13h30-14h30
13h30-18h30/Fontaine Culture
Expérimentations Ouvertes XR
Expériences de réalité virtuelle
- A TIME BEFORE, Leo Metcalf, Royaume Uni, 2024, 13'
- DANCE PERMIT (DENIED), Claudix Vanesix, Peru, 2023, 10'
- ANOTHER PLACE, Domenico Singha Pedroli, Suisse/Thaïlande, 2025, 29'
- LESS THAN 5 GRAMS OF SAFFRON, Négar Motevalymeidanshah, Iran/France, 2025, 7'
- 8 BILLION SELVES, Tibor De Jong, Pays-Bas, 2024, 22'
- BODIES OF WATER, Chélanie Baudin-Quintin, Canada, 2024, 23'
- UNDER THE SAME SKY, Khalil Ashawi, Turquie-Palestine, 2024, 38'
15h-17h/Cinéma L'Archipel
Expérimentations Ouvertes
Court-métrages expérimentaux
- LA HISTORIA SE ESCRIBE DE NOCHE, Alejandro Alonso Estrella, Cuba/France, 2024, 20'
- LOOK ON THE BRIGHT SIDE, WANG Yuyan, France/Italie, 2023, 17'
- L'MINA, Randa Maroufi, France/Maroc/Italie/Qatar, 2025, 26'
Discussion
17h30-19h30/Cinéma L'Archipel
Société Ouverte
Court et long-métrage documentaire
- BREVE STORIA DI FANTASMI, Edoardo Moghetti, 2025, Italie, 10'
- D FOR DISTANCE, Christopher Petit & Emma Matthews, Royaume Uni, 2025, 88' /EN CONCOURS
Discussion
pause dîner 19h30-20h
20h-22h/Cinéma L'Archipel
Société Ouverte
Long-métrage documentaire
- LA VOCE DEGLI ULIVI, Lorenzo Baldi, 2025, Italie, 12'
- SHE, Parsifal Reparato, Italie, Vietnam, 2025, 75' /EN CONCOURS
Discussion
22h-23h30/Cinéma L'Archipel
Scènes Ouvertes
Cérémonie de remise des prix et CONCERT
Expérimentations Ouvertes VR


Pris entre la réalité et les rêves, Olly explore ses souvenirs d'enfance, naviguant dans les mondes oniriques fantastiques que sa sœur avait créés pour les protéger des conflits familiaux. Un voyage au cœur d'un passé enfoui qui forge notre identité.
Leo Metcalf est un cinéaste indépendant primé, basé à Londres.
Avant de se consacrer au cinéma, il a travaillé pendant dix ans sur des projets radiophoniques axés sur la santé, l'environnement et l'éducation à Madagascar et en Afghanistan.
En 2017, il a réalisé le documentaire expérimental primé DisAstro, qui explore le capitalisme et la crise économique grecque à travers leurs répercussions sur le paysage athénien. Après un master au Royal College of Art, il a réalisé The Everything Move (2020), un court métrage d'animation à 360°.
Plus récemment, il a sorti l'expérience de réalité virtuelle The Time Before (2025), présentée en avant-première internationale à la Biennale du cinéma de Venise Immersive 82 et récompensée par les prix suivants : Meilleur récit à fort impact – Raindance Film Festival (2025), Meilleure expérience de réalité virtuelle – Bolton International Film Festival (2025) et Meilleure narration – Art*VR Festival (2025).


Ce documentaire à 360°, mêlant performance et critique, explore les dynamiques patriarcales au sein de la famille de Claudix et de la culture péruvienne. Construit autour de la danse traditionnelle « Los Negrazos de Sipza », réservée aux hommes, il questionne les frontières entre traditionalisme et appropriation culturelle à travers la recréation d'éléments et de figures andines grâce à l'intelligence artificielle. Cette dernière propose des visions andines futuristes pour les personnes transgenres.
CLAUDIX VANESIX
(iel)
est un·e artiste de performance et de réalité étendue (XR) péruvien·ne basé·e en France. Iel est le·la directeur·rice artistique de FIVIA – Festival International de Vidéo et d’Intelligence Artificielle en France, et cofondateur·rice d’AMiXR, collectif péruvien dédié à la recherche sur l’IA et la XR féministes et décoloniales dans le cinéma et la performance.
Son travail critique le sexisme et le racisme dans la vie sociale numérique et interroge leur impact sur le monde physique. Claudix crée des performances et des œuvres en réalité virtuelle qui remettent en question le récit de l’inéluctabilité technologique en mêlant nouvelles technologies et traditions ancestrales. Ses œuvres récentes interrogent l’incarnation humaine des réalités étendues et de l’intelligence artificielle, comme une forme de transhumanisme libéral.
Le travail de Claudix a été primé et présenté dans des galeries et des festivals en Amérique latine, aux États-Unis, en Europe et en Asie. La performance multimédia « NFTs : Non Fuckable Tokens » a été présentée à Ars Electronica, au Festival de la Imagen, à Hebbel Am Uffer, à SXSW, à Tabakalera, à DOCK11, à Videodrome2 et dans d'autres festivals. Son premier film en réalité virtuelle, « Dance Permit (Denied) », a été projeté en avant-première au 36e Festival international du film documentaire d'Amsterdam et présenté au 63e Festival international du film de Carthagène des Indes, à DocEdge, au Paris New Images Festival, à La Mama, au Festival international du film de Guanajuato, à SANFIC XR, et dans d'autres festivals. Après sa censure au Pérou, le film de performance en réalité augmentée « Amy Camus AR » a été présenté au Musée d'art Pérez.
Claudix a reçu la bourse Erasmus Mundus de master conjoint en arts et cultures médiatiques 2022, qui s'est déroulée en Autriche, au Danemark, en Pologne et à Singapour. Ils sont d'anciens participants du premier FOUNDING LAB organisé par IT:U x Ars Electronica ; CTM x Transmediale HackLab 2024 ; et de l'AI HackLab 2024 organisé par Sónar+D pour AI & Music powered by S+T+ARTS.

Renée est un fantôme. Elle l'est devenue lorsqu'elle a dû fuir la Thaïlande après avoir été accusée d'avoir publié un message sur Facebook. Depuis, soit octobre 2022, elle cherche asile en France. Son statut de réfugiée est toujours en cours d'instruction et son identité de femme transgenre complique encore davantage la procédure. Sans aucune protection juridique ni financière, elle erre donc dans Paris, comme suspendue dans le temps, ses chats lui manquant et elle cherche désespérément un lien avec le monde extérieur. En tant que spectateurs, nous nous immergeons dans sa peau, adoptons son regard, éclairant notre chemin à travers l'écran d'un iPhone. Nous ressentons son déracinement fragile, tels des lucioles politiques. Pourtant, un profond désir de rentrer chez soi nous guidera dans l'obscurité.
Domenico Singha Pedroli est un cinéaste suisse-thaïlandais qui partage son temps entre Paris et Bangkok. Ses œuvres tissent des récits complexes explorant la mémoire, l'identité et la diaspora dans toute leur mutabilité. Formé à l'architecture à l'USI et aux arts visuels au Fresnoy, il a développé une sensibilité pour la photographie, le cinéma, l'art vidéo et la réalité virtuelle. Ses travaux ont été présentés à l'IDFA, aux Visions du Réel, au DOK Leipzig et à Bogoshorts. Il travaille actuellement à son premier long métrage, centré sur les thèmes de la métamorphose et du traumatisme.


Golnaz est une jeune immigrée iranienne qui tente de s'adapter à sa nouvelle vie en Allemagne. Un soir, rentrant de son travail (elle est assistante dans un centre d'accueil pour migrants en banlieue berlinoise), elle est affamée et son réfrigérateur est vide. Elle décide d'aller au supermarché le plus proche. Le supermarché vient de recevoir un nouveau produit : du safran. Même s'il est très cher pour elle, elle ne peut résister : elle achète un paquet de safran. L'émotion la submerge. Elle ressent le besoin de cuisiner un plat maison pour apaiser son mal du pays. Elle prépare du riz et y ajoute du safran, un aliment réconfortant de son enfance. Mais elle était loin de se douter que ce moment la replongerait dans les événements les plus traumatisants de sa vie. Notamment, trois ans auparavant, elle avait survécu à une noyade tragique qui avait emporté sa famille alors qu'ils voyageaient illégalement en bateau.
Gwenaëlle Clauwaert est productice et creatrice de Ten2Ten films. Elle a produit cette expérience et sera présente au festival.
Ten2Ten films est née du désir de construire un projet de société de production militante tant sur le terrain de l’écologie concrète qu’en termes de collaborations internationales sur des oeuvres lui paraissant contribuer à la construction du monde de demain.
Née en 1986, Négar Motevalymeidanshah est une cinéaste, animatrice et artiste conceptuelle iranienne. Elle a débuté son parcours artistique en obtenant un diplôme en arts graphiques à l’Université Azad de Téhéran, au sein de la Faculté des arts et de l’architecture. Animée par sa passion, elle a ensuite obtenu une maîtrise dans le cadre du programme Erasmus Mundus « Reanima ». En 2021, Negar a quitté l’Iran pour la Belgique, où elle a pu reprendre ses études de maîtrise, une période charnière qui a profondément transformé l’orientation de son expression artistique. Son travail explore des enjeux sociétaux et des complexités culturelles, reflétant l’impact profond de la séparation de son pays d’origine. En tant que pigiste, elle travaille aujourd’hui sur des courts et longs métrages d’animation, des jeux vidéo, des storyboards, des vidéoclips, des publicités télévisées et bien plus encore. La diversité de son portfolio témoigne d’une grande polyvalence, alliant formes graphiques traditionnelles et numériques. Aujourd’hui, Negar réalise sa première œuvre d’animation en réalité virtuelle, principalement à l’aide du logiciel Quill.


Parmi les huit milliards d'êtres humains qui peuplent la Terre, comment pouvons-nous nous concevoir comme uniques tout en appartenant à la grande et kaléidoscopique soupe primordiale ? Des scènes sinueuses, allant du ludique et naturel à l'industriel et menaçant, fusionnent avec une conception sonore du légendaire Spinvis pour créer cette exploration poétique et hypnotique de la réalité virtuelle de notre place dans le monde.
Tibor DE JONG, plus connu sous le pseudonyme de Nemo Vos, est un artiste basé à Amsterdam et diplômé de l'École d'art et de design St. Joost de Breda. Il a collaboré avec Dutch Digital Collectibles, Obey Clothing et Spinvis. Avec cette dernière, il a créé plusieurs courts métrages musicaux animés et projets de réalité virtuelle, invitant les adultes à s'évader dans des mondes virtuels abstraits. Dans le cadre du programme « Art Directions : médias immersifs » du Festival international du film de Francfort (IFFR) 2024, il présentera son installation « 8 miljard ikken » (2024).


Le film en réalité virtuelle Une eau la nuit vous invite à retenir votre souffle et à vous laisser transporter et transformer par l'eau en compagnie d'individus curieux. À la tombée de la nuit, ils investissent une piscine municipale. Immergés dans la masse aquatique, ces corps transgressent les limites de leur environnement naturel et se métamorphosent. Ils s'engagent alors dans une danse contemporaine qui les révèle sous un jour nouveau. Le milieu aquatique les rend souples et légers, mais aussi vulnérables et combatifs. Cette masse poétique, à la fois enveloppante et suffocante, les unit, les sépare et les constitue. Une eau la nuit explore la transformation des corps humains au contact de l'eau – un milieu fluide et adaptable qui, paradoxalement, oppose une résistance. Le film vous emmène sous l'eau pour une expérience immersive qui dévoile une danse contemporaine insolite et autrement inaccessible.
Réalisatrice et artiste, Chélanie Beaudin-Quintin (elle) est basée à Tio'tia:ke/Montréal. Elle réalise des films, des installations vidéos, et des expériences immersives (VR/AR). Ses œuvres récentes fusionnent danse et cinéma pour dépasser les narratifs conventionnels. Sa pratique explore les questions liées à la collectivité, aux espaces d’échanges et de cohabitation et à la transformation des corporéités à travers les relations humaines et non humaines. À travers ses projets, elle a abordé les thèmes de la manifestation, de la santé mentale, de la famille et des relations humains/robots. Ses œuvres ont été présentées au Canada, ainsi qu’en Suisse, Belgique, Italie, Allemagne et États-Unis.


« Lorsque nous avons commencé à travailler sur ce documentaire sur Gaza, notre objectif était de saisir la situation à 360 degrés afin de montrer au monde la réalité. Mais une fois le tournage terminé, nous avons réalisé que même un plan à 360 degrés ne reflète qu'une infime partie de la vérité.
À toutes les âmes qui nous ont quittés, à celles qui sont encore ensevelies sous les décombres, et à Gaza, si durement touchée, nous dédions ce film. »
Khalil Ashawi
Journaliste et producteur de contenu primé, spécialisé dans la réalité virtuelle et la réalité augmentée.
Il a reçu de prestigieuses distinctions, telles que le Google News Initiative Award, le prix Premio Luchetta, et les Global Content Awards, pour son engagement à produire des reportages percutants et de grande qualité.
Il est le fondateur de Frontline in Focus, et de Frontline in Focus XR, ainsi que le cofondateur de Tinyhand.
Cadres Ouverts


Louis Petit est un artiste de 23 ans. Diplômé l'an dernier avec mention très bien d'une licence en beaux-arts de la City & Guilds Art School, il explique : « La plupart de mes œuvres actuelles puisent leur inspiration dans les expériences et les souvenirs liés à l'étrange perception du monde dans lequel je suis tombé après avoir été diagnostiqué épileptique. Je me suis alors retrouvé pris dans un entrelacs de rêves et d'hallucinations. Mon travail utilise un collage d'expériences personnelles et de références historiques pour créer les paysages oniriques dont je suis le seul à me souvenir. À travers mes peintures, je les retrouve et deviens l'historien de ces visions qui ont afflué jusqu'à ma conscience. Mon ambition est d'explorer cet espace et de saisir ce qui peut être tiré non seulement de cette expérience traumatique, mais aussi de la transcender en reliant ces thèmes à une expérience humaine plus vaste. » Il est actuellement en résidence d'artiste à la Fondation Sarabande.

Depuis 2000, elle collabore avec Fabio Zayed à la photographie scénique pour le théâtre et le cinéma. Cette expérience est complétée par des projets de recherche au long cours dans les domaines social et anthropologique, notamment « Les Tombes vides », exposé au Festival international de photographie de Rome, “Revolutionary petunias” e “Confino-exil units”


Annalisa Gonnella est une photographe et autrice visuelle italienne, diplômée en philosophie de l’université La Sapienza de Rome, où elle a soutenu un mémoire de philosophie morale consacré à Héraclite. Parallèlement à ce parcours universitaire, elle a développé sa pratique photographique auprès de nombreux artistes et photographes, parmi lesquels Larry Fink, Flavia Mastrella, Artur Aristakisyan, Ara Güler, Antonio Rezza, Barron Rachmann, Giovanni Cioni, Nino Migliori, Daniele Ciprì et Coşkun Asar. Elle souligne également l’importance déterminante de son échange avec Robert Frank dans son parcours artistique.
Son travail a été présenté à Londres dans le cadre du London Photography Festival, puis à Rome, notamment au MACRO, ainsi que dans plusieurs festivals et espaces consacrés à la photographie en Italie. À la croisée de l’image, du cinéma et de la musique, elle a aussi travaillé pour la radio, réalisé des courts métrages, conçu des vidéos et signé des pochettes d’albums. Son parcours comprend notamment des collaborations avec Giovanni Cioni, Arianna Lodeserto, Flavia Mastrella et Antonio Rezza, ainsi qu’une participation à l’exposition collective Euforia Carogna à Spoleto. Son site mentionne également son travail de photographe de scène et de création pour des projets liés à RezzaMastrella et à l’Odin Teatret.
Expérimentations Ouvertes

Un chien âgé et un humain revivent leur lien indissociable, entre souvenirs imaginaires d'une enfance passée à la montagne et moments du présent dans un petit appartement. Dans un dialogue silencieux, fait de mots sans voix, les souvenirs humains et animaux s'entremêlent.
Maria Elena Franceschini
Après une licence en arts visuels, un master en écriture créative et un diplôme en cinéma documentaire, obtenu à la Civica Scuola di Cinema L. Visconti, elle a coréalisé deux documentaires et un court métrage, se consacrant au cinéma de terrain. Elle a participé à plusieurs résidences artistiques, notamment à l'École de cinéma documentaire de Locarno, à la Fondation Fare Cinema, au Carbonia Filming Lab, à l'École Naufragare et à Itineranze Doc 2024, durant laquelle elle a développé le court métrage Mutar, présenté en avant-première en 2025 dans la section
Principes Italiani du Festival du film de Bellaria et au Festival du film de Lago.

La Ligurie est une région accidentée, coincée entre les montagnes et la mer. Des pentes abruptes s'effondrent et se jettent dans l'eau. Les glissements de terrain ont toujours imprégné cette terre ; ils constituent sa formation géologique et ontologique naturelle. Ceux qui y vivent résistent avec ténacité à l'érosion du sol, s'engageant dans un travail qui prend la forme d'une attention particulière, mais aussi d'un effort pour maintenir l'équilibre.
Deux forces se rencontrent et se façonnent mutuellement : l'une tire vers le bas, l'autre s'accroche et tente de résister.
Quatre histoires : la carrière, les filets, les murs, l'abandon. Chacune visant à enrichir et à nuancer la signification du glissement de terrain et notre relation à celui-ci. Une sédimentation de vie, de temps et de matière dont nous faisons aussi partie. Un système complexe d'équilibres qui plonge ses racines dans des temps lointains. Il est impossible de le percevoir à chaque strate : le paysage recèle un mystère que nous sommes incapables de percer.
Sofia Merelli (Milan, 1997) est une jeune cinéaste italienne. Elle a étudié les Nouvelles Technologies Artistiques à l'Académie des Beaux-Arts de Brera, où elle a créé T.A.R.I. (The Wrong
Biennale, Pavillon Rifting, 2021). Elle a ensuite suivi une formation en réalisation de documentaires à la
Civica Scuola di Cinema Luchino Visconti de Milan, où elle a réalisé en 2022 le documentaire collectif
Future Comes at the Right Time (présenté au Florence Queer Festival, Italie,
2023). Frana Futura est son premier moyen métrage.


Un message audio WhatsApp démarre, et avec lui, une spirale infernale se met en place. La voix d'une femme en proie à une crise d'angoisse liée à la santé tisse rapidement un labyrinthe complexe de peurs et d'émotions. « La Spirale » est une plongée dans la solitude, une escalade hypnotique vers l'enfance, la famille et la solitude du « chez-soi ». Le foyer est-il vraiment un foyer ?
María Silvia Esteve est une réalisatrice et productrice argentine, fondatrice de HANA Films, un collectif audiovisuel dirigé par des femmes. Reconnue par l'Association des directeurs de la photographie espagnols (AEC), elle a fait ses débuts internationaux avec son premier documentaire, SILVIA, présenté à l'IDFA en 2018.
Son film CRIATURA (2021) a remporté le Pardino d'Oro à Locarno et a été projeté dans plus de 100 festivals à travers le monde, dont Sitges, Fantasia, le MIFF et Gouna. En 2022, son court-métrage THE SPIRAL a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes et sélectionné par le MoMA dans la section Nouveaux Réalisateurs/Nouveaux Films, ainsi que par l'IDFA et le Festival international du film de Hong Kong.
Son documentaire MAILIN a été présenté en compétition internationale à l'IDFA 2025 et a reçu des prix pour la post-production aux festivals Visions du Réel de Thessalonique et de Guadalajara. En 2024-2025, son installation immersive CORTEX a été présentée au MEP à Paris et sélectionnée pour le Marché Immersif de Cannes et le programme Fondo Enlace / Orillas Nuevas (Institut français d’Argentine).
Lauréate du programme Berlinale Talent 2025, Silvia développe actuellement FAUCES, sélectionné par TorinoFilmLab, Cannes CNC L’Atelier et la Cité Internationale des Arts à Paris, et lauréat du Focus COPRO’ à Cannes.


L’histoire orale peut-elle faire ressurgir une partie oubliée de notre passé ? Peut-elle briser le silence perpétué
de génération en génération ?
En 1969, Mariona, alors âgée de dix-sept ans, fut arrêtée et emprisonnée dans un centre de redressement géré
par l’Agence de protection de l’enfance, qui se consacrait à la « régénération des femmes déchues »
sous la dictature de Franco. En 2023, Mariona et sa fille se remémorent le passé pour reconstituer
son histoire.
Isa Luengo est scénariste et réalisatrice. Diplômée en Beaux-Arts (UCM), elle a ensuite obtenu un master en création documentaire à l'UAB. En 2022, elle a reçu la bourse Netflix-ESCAC du Fonds pour la créativité inclusive afin de poursuivre un master en scénarisation à l'ESCAC.
Isa a co-écrit et co-réalisé le court métrage de fiction PERPETUA FELICIDAD (2022), produit par Aquí y Allí Films et nommé aux 38e Goya. Elle a également co-réalisé le court métrage documentaire LA CIUTAT INTERIOR (2017), présenté en avant-première à l'IDFA et projeté notamment au Festival du film de Malaga, au Festival international du film de Guadalajara et au Festival international du court métrage de Pékin.
Plus récemment, elle a co-réalisé le court métrage documentaire ELS BUITS (2024). Produit par Nocturna Pictures et Vayolet Films, distribué par Marvin & Wayne et sélectionné pour Shortcat 2024, ce court métrage de fiction, LOS ANDARES, a été sélectionné pour le programme Acció Curts de Dones Visuals, le Semilleru Lab du Festival international du film de Gijón (où il a remporté le prix du développement) et le Queercinelab de la Fondation Triángulo (où il a reçu le prix du meilleur projet de court métrage). Isa a également travaillé comme assistante de casting sur Los Tortuga, le prochain long métrage de Belén Funes.
Elle est la co-créatrice de @la_calumnia, un projet de recherche indépendant explorant les généalogies LGBTQ+ au cinéma. Dans ce cadre, elle anime des ateliers et des cours dans diverses institutions, notamment les Archives cinématographiques espagnoles et le master Genre et Communication de l'Université autonome de Barcelone (UAB).
Sofia Esteve est scénariste et réalisatrice. Diplômée en Communication Audiovisuelle (UPF), elle a co-écrit et co-réalisé le court métrage de fiction PERPETUA FELICIDAD (2022), produit par Aquí y Allí Films et nommé aux 38èmes Goya.
Elle a récemment co-réalisé le court métrage documentaire ELS BUITS (2024), produit par Nocturna Pictures et Vayolet Films, distribué par Marvin & Wayne et sélectionné pour Shortcat 2024. Elle développe actuellement LOS ANDARES, son prochain court métrage de fiction, sélectionné pour le programme Acció Curts de Dones Visuals, le Semilleru Lab du Festival international du film de Gijón (où il a remporté le prix du développement) et le Queercinelab de la Fondation Triángulo (où il a reçu le prix du meilleur projet de court métrage).
Elle a également co-réalisé le nouveau format télévisé FOLLO ERGO SUM (2016-2018, betevé) et a travaillé comme assistante réalisatrice sur plusieurs courts métrages de fiction, comme assistante de casting pour LOS TORTUGA (Belén Funes, en production), et comme réalisatrice et monteuse de projets audiovisuels pour la Mairie de Barcelone.
Sofia est la co-créatrice de @la_calumnia, un projet de recherche indépendant explorant les généalogies LGBTQ+ au cinéma, dans le cadre duquel elle anime des ateliers et des cours dans diverses institutions, notamment les Archives cinématographiques espagnoles et le Master Genre et Communication de l'Université autonome de Barcelone (UAB).
Marina Freixa Roca es graduada en Comunicación Audiovisual (UPF), realizadora y editora especializada en cine documental e incidencia sociopolítica de la obra audiovisual. Desde el 2015 y hasta 2018 es socia de la cooperativa METROMUSTER, con la que impulsa proyectos documentales como TARAJAL: DESMONTANDO LA IMPUNIDAD EN LA FRONTERA SUR (2016) o IDRISSA: CRÓNICA DE UNA MUERTE CUALQUIERA (2020). El año 2017 co-dirige junto a Sofia Esteve la serie documental FOLLO ERGO SUM (Betevé), y posteriormente se especializa en montaje a través del Posgrado de Montaje de la UPF-BSM.
Como técnica de postproducción y montadora ha trabajado en piezas para el Institut de Cultura de Barcelona, el Institut Català de les Dones o el Museo Reina Sofía, así como en las películas documentales AGUA TURBIA: EL NEGOCIO DE AGBAR EN MÉXICO (2020), ¡ABRAMOS LAS CANCELAS! (2021), BAULA (2022) o ESSENCIALS (2023).
Sus creaciones audiovisuales, pensamiento y acción comunicativa han estado siempre vinculadas a los movimientos sociales y feministas de Barcelona, con un especial interés en las genealogías LGTBI+, la archivística, el found footage y los nuevos formatos de representación y visibilización.


Ce court-métrage est né d’une installation des artistes textiles argentins Chiachio & Giannone. Des danseurs, vêtus de robes créées et sublimées par les artistes, réinterprètent le « Pericón », danse folklorique nationale, pour interroger l’image d’une patrie blanche, binaire et civilisée. Le film rejette l’imaginaire de la conquête qui efface la diversité : nous n’étions pas un désert.
Agustina Comedi (1986, Argentine) est scénariste et réalisatrice. Formée en littérature, elle a présenté en 2017 son premier long métrage, El silencio es un cuerpo que cae, à l’IDFA. Son court métrage Playback. Ensayo de una despedida (2019) a été sélectionné à la Berlinale Shorts 2020, remportant le Teddy Award, ainsi que le prix du meilleur court au Festival de Mar del Plata et à Entrevues Belfort. Elle prépare actuellement son deuxième et troisième long métrage.
Leo Chiachio (1969, Buenos Aires) et Daniel Giannone (1964, Córdoba) sont des artistes visuels argentins. Leur pratique transpose le langage de la peinture dans l’art textile. Leur travail aborde des débats politiques autour des nouveaux modèles familiaux et des questions LGBTQ+. Ils ont exposé dans de nombreuses institutions internationales, dont le Museum of Arts and Design (New York), le Victoria and Albert Museum (Londres) et la Cité de la Tapisserie d’Aubusson.


Une panne d'électricité généralisée a plongé Cuba dans les ténèbres. Dans les rues, les habitants tentent d'échapper à l'obscurité tandis que les feux de joie semblent annoncer la fin d'une époque. Réfugiée à l'intérieur de notre maison, ma mère me parle d'une vision qui la tourmente depuis des années.
Alejandro Alonso Estrella (Cuba)
Diplômé en réalisation de documentaires de l'École internationale de cinéma et de télévision (EICTV), ses films ont été présentés en avant-première dans de grands festivals tels que l'IDFA, Cinéma du Réel, Visions du Réel et le Festival international du film de Rotterdam.
Ses œuvres ont reçu de nombreuses récompenses, dont le prix FIPRESCI au DOK Leipzig, le prix Ammodo Tiger Short Award au IFFR pour Terranova (2020) et la Colombe d'or au DOK Leipzig pour Abyssal (2021).
Son dernier court métrage, History is Written at Night (2024), a été présenté en avant-première au IFFR et a remporté des prix à la Documenta Madrid, au Vienna Shorts et au DokuFest.


À l'ère du fil et de la corde, les visions futuristes s'ancrent dans le temps lithique. Dans l'obscurité, les êtres humains sont poussés à briller de la manière la plus spectaculaire. La lumière, émise par nos
extensions numériques, puise ses racines dans des millions, voire des milliards d'années.
Yuyan Wang (1989, China) is a filmmaker
and multidisciplinary artist. Her work focuses on the impact of image creation in media, representation, and the attention
economy. By deconstructing and recontextu-alizing inherent meanings of found materials,
her practice probes the continual mutations
within the industrial production chain of
images, a perpetual development leading to
an abstraction of reality. Her work has been
showcased at Tate Modern, Palais de Tokyo, the 12th Berlin Biennale and various festivals, such as Berlinale, IFFR, European Media Art Festival, Indie Lisboa, receiving numerous
awards.


Jerada est une ville minière au Maroc où l’exploitation
du charbon, bien que officiellement arrêtée en 2001, se poursuit de manière informelle jusqu’à aujourd’hui.
“L’mina” reconstitue le travail actuel dans les puits en utilisant un dispositif de décor conçu en collaboration avec les habitant·e·s de la ville, qui se mettent en scène dans leur propre rôle.
Née en 1987 à Casablanca (Maroc), Randa Maroufi est une artiste plasticienne et réalisatrice.
Elle est diplômée de l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan, de l’École Supérieure des Beaux-Arts d’Angers et du Fresnoy – Studio National des Arts Contemporains.
En 2018, elle a été boursière de l’Académie de France à Madrid, de la Casa de Velázquez et de la Villa Médicis à Rome en 2025. Ses films Le Parc (2015) et Bab Sebta (2019), primés dans plusieurs festivals, marquent le début d’une trilogie consacrée à trois villes marocaines. L’mina (2025) en est le dernier volet.
Société Ouverte


En Sardaigne, dissimulées dans des lieux quasi inaccessibles, se trouvent encore aujourd'hui les dernières colonies pénitentiaires en activité en Europe. Dans ces maisons de travail à ciel ouvert, les détenus purgent leur peine en partageant leur temps entre leurs cellules et le travail forcé : ils cultivent la terre, élèvent du bétail et effectuent des travaux d'entretien des bâtiments où ils sont confinés.
À Isili, Mamone et Is Arenas, la plupart des détenus sont des migrants. On sait peu de choses sur leurs origines, les crimes dont ils ont été condamnés, ni combien de temps ils doivent rester isolés du monde. Le travail rythme le temps, lent et interminable, en captivité, où humains et animaux vivent en étroite proximité. Le système de surveillance et de répression semble immuable devant la caméra, d'une colonie à l'autre. Visages, gardiens et prisonniers changent, mais le système de contrôle demeure le même. Dans l'ancienne colonie pénitentiaire d'Asinara, lorsque la relation entre geôlier et prisonnier
se brise, une nouvelle dynamique de domination émerge des ruines des prisons abandonnées,
libérant les animaux contre les humains.
Dans la colonie pénitentiaire est un film qui s'immerge dans un espace d'exception : un régime carcéral obsolète, au bord de la disparition, loin de notre société, et pourtant une émanation directe de celle-ci.
Gaetano Crivaro (Crotone, Italie, 1983) est un documentariste installé à Cagliari. Ses œuvres ont été présentées dans d'importants festivals nationaux et internationaux. Son film Rondò
final était en compétition à Visions du Réel en 2021. Il est actuellement en post-production de
What Remains When the Sea Moves. 2026
Silvia Perra (Cagliari, Italie, 1988) est diplômée en réalisation du Centro Sperimentale di Cinematografia de Rome. Ses courts métrages La Finestra et Il Rito ont été
sélectionnés dans des festivals tels que le Festival du film de Turin, Angers Premiers Plans, Dokufest et FIPADOC, entre autres. En tant qu'auteure, elle a reçu le prix ARTE au Marché MIA de Rome.
Ferruccio Goia (Formia, Italie, 1982) est diplômé en études cinématographiques et travaille principalement sur des documentaires sociaux et anthropologiques. Il a participé à EURODOC
et reçu le prix Brouillon d’un Rêve de LaScam. Parmi ses œuvres, My Private Zoo a été présenté en avant-première au Festival dei Popoli et a remporté le prix du Meilleur Film au festival Docucity. Il occupe un poste permanent de consultant au sein de l’unité interdisciplinaire Medielab, à l’Université des Sciences Appliquées de Norvège occidentale.
Alberto Diana (Iglesias, Sardaigne, 1989) est diplômé du Master en Création Documentaire de l’Université Pompeu Fabra de Barcelone, après avoir obtenu une licence de Lettres à l’Université de Cagliari. Ses courts métrages documentaires ont été présentés dans de nombreux festivals italiens et internationaux. En 2019, son moyen métrage documentaire Red Mud a été présenté en avant-première au Festival du Film de Turin. En 2023, il a réalisé son premier court métrage de fiction, Frarìa, également présenté au Festival du Film de Turin.


Tourné dans un noir et blanc à couper le souffle, « Mère Vera » est un portrait visuellement saisissant et profondément méditatif d'une femme confrontée aux ombres de son passé. Vera a passé vingt ans dans un couvent à la périphérie de Minsk, vivant parmi des hommes en cure de désintoxication. Lorsqu'une conversation avec sa mère réveille des souvenirs enfouis, Vera se sent obligée de revisiter son propre passé et les événements tragiques qui l'ont conduite à cette vie recluse. Ce qui se dévoile est une histoire poignante et discrète de résilience, de guérison et de transformation spirituelle. Avec sa cinématographie envoûtante et son rythme contemplatif, « Mère Vera » invite les spectateurs dans un monde rarement montré à l'écran : un monde de silence, de lutte et de rédemption.
Cécile Embleton
Mon parcours vers le cinéma a été atypique, né d'une passion pour l'art, la littérature et la composition. J'ai toujours envisagé des études d'art. Un voyage au Mexique a bouleversé mes plans et je suis entrée à l'Université d'Édimbourg pour étudier la littérature hispanique. La lecture de romans et la rédaction d'essais ont fait naître en moi le désir de trouver une forme d'expression alliant recherche et langage visuel.
En 2008, je me suis installée en Italie. Pendant deux ans à Rome, j'ai découvert le travail de réalisateurs dont la vision poétique du « réel » m'a incitée à explorer le potentiel d'innovation de ce médium, en expérimentant des formes audacieuses et en créant une esthétique visuelle forte.
Dans mes films, je cherche à éclairer la relation complexe d'une personne à un lieu vivant et en perpétuelle évolution. Je m'efforce de réaliser un cinéma physique et sensuel, qui évoque la dimension spirituelle de notre quête humaine de sens et de finalité. Je m'intéresse particulièrement aux personnes qui explorent des activités et des modes de vie extrêmes, ou qui suivent des chemins de vie atypiques. Je suis toujours moi-même caméraman, ce qui me permet d'être en contact direct avec l'environnement et les protagonistes.
Les projets d'Alys Tomlinson (née en 1975) sont souvent guidés par la recherche. Alys s'intéresse particulièrement à la relation entre les personnes et les lieux, explorant les thèmes de l'environnement, de l'appartenance et de l'identité.
Gli Isolani (Les Insulaires) est son dernier projet. Ces deux dernières années, elle a exploré la vie des insulaires dans l'Italie contemporaine, capturant des rituels et des traditions méconnus, inspirés du paganisme, des fables et du folklore. Ces images, presque théâtrales, documentent les costumes et masques traditionnels, préservés et transmis de génération en génération, portés lors des festivités et célébrations en Sicile, en Sardaigne et dans les îles de la lagune de Venise. Ce projet invite à une réflexion sur le lieu, la foi et l'identité.
Son précédent ensemble de travaux, Lost Summer, a débuté pendant le confinement lié à la Covid-19, alors que l'artiste était frustrée de ne pouvoir voyager pour travailler sur ses projets en cours. Une fois le confinement allégé, elle a commencé à parcourir son quartier, photographiant les adolescents de ses amis et des environs. Ces portraits montrent ces jeunes adultes apprêtés pour leur bal de fin d'année, annulé en raison de la pandémie. Au lieu des salles de classe ou d'hôtel habituelles, les portraits ont été pris dans leurs jardins et cours, dans le nord de Londres. Ces portraits de bal de fin d'année témoignent de la tristesse d'un été gâché pour ces adolescents, privés de leurs examens scolaires et de cette étape importante de leur passage à l'âge adulte et de leur départ du système scolaire. Trois œuvres de la série « Lost Summer » – Samuel, Jameela et Jack – ont remporté le prix Taylor Wessing du portrait 2020.


Les appareils numériques du quotidien ne sont plus de simples outils ; ils sont devenus des portes d’entrée vers une nouvelle
réalité à plusieurs niveaux, un univers augmenté en expansion exponentielle que nous expérimentons
en grande partie sans connexion physique. En tant qu’êtres humains faits de chair et d’os, nous passons désormais la plus grande partie de notre temps dans un paysage numérique, en quête de bonheur, de richesse, de relations, de connaissances et d’expériences. De quoi est faite la réalité d’aujourd’hui ?
R E A L est un voyage kaléidoscopique et visuellement saisissant qui explore ce que signifie être humain à l’ère du numérique.
Adele Tulli est réalisatrice et chercheuse, spécialisée dans l'expérimentation du documentaire créatif et la culture visuelle contemporaine. Son premier long métrage, NORMAL (2019), a été présenté en avant-première à la Berlinale et a remporté plusieurs prix, dont le Nastro d’Argento-Cinema del Reale, le prix Eurimages Lab, le prix du meilleur documentaire au Lovers Film Festival de Turin et le prix du meilleur film à Queer Lisboa. Son dernier film, REAL (2024), a été présenté en compétition au Festival de Locarno et projeté dans de nombreux festivals internationaux, où il a notamment reçu le prix du jury au Festival Villa Medici, le prix Casa Rossa au Festival de Bellaria, et a été nommé aux Nastro d’Argento et aux David di Donatello. Les œuvres de Tulli ont été projetées et exposées à l'international dans de nombreux lieux et festivals prestigieux, notamment la Berlinale (Berlin), le Festival international du film de Locarno, l'IDFA (Amsterdam), CPH:DOX (Copenhague), le Festival du film de Sarajevo, le Festival du film de Karlovy Vary, la Fondazione Prada (Milan), le musée MAXXI (Rome), le Lincoln Center (New York), le Hammer Museum (Los Angeles) et l'Institute of Contemporary Arts (Londres).


Des femmes d’un âge déjà mûr parlent de leur mariage, de leur première fois, de leur rapport intime à la sexualité. Dans la répétition de ces rites ancestraux, la réalisatrice se questionne sur sa propre absence de mariage, d’enfants, et avec elle, une chaîne de relation mère-fille qui s’éteint.
Artiste visuelle et cinéaste, Elena López Riera est titulaire d'un doctorat en communication audiovisuelle. Son court-métrage Pueblo (2015) a été sélectionné à la Quinzaine des Cinéastes et The Entrails (2016) au Festival du film de Locarno. Son court métrage LOS QUE DESEAN (2018) a remporté plusieurs prix dont le Prix Pardino d’oro au Festival de Locarno et a été nommé aux European Film Awards.


D is for Distance, le nouveau film unique et poignant d'Emma Matthews et Christopher Petit (Radio On), est une méditation sur le cinéma, les carences du système de santé britannique, les médecines alternatives, l'arrogance et la bureaucratie, ainsi que les relations familiales. Il raconte l'histoire de Louis, le fils des réalisateurs, et de son épilepsie invalidante, à travers des archives personnelles exceptionnelles et la narration de Jodhi May.
Christopher Petit est un écrivain et cinéaste installé à Rotterdam. Parmi ses films figurent Radio On et plusieurs collaborations avec l'écrivain Iain Sinclair (The Falconer, Asylum et London Orbital). Il est l'auteur de dix romans, dont Robinson, The Psalm Killer et The Hard Shoulder. Son dernier ouvrage, Come in and Shut the Door, a été publié par Simon & Schuster en 2025 et son film le plus récent, D is for Distance, coréalisé avec Emma Matthews, est distribué par le British Film Institute.
Emma Matthews est une monteuse et réalisatrice primée, qui façonne le cinéma documentaire et le cinéma d'artiste à travers des longs métrages, des programmes télévisés et des installations. Sa collaboration avec BBC Arena l'a amenée à travailler sur des œuvres allant de Brian Eno et Bob Marley à The Hunt for Moby Dick, qui a remporté le prix Hugo Television au Festival du film de Chicago. Au cœur de sa pratique se trouvent les collaborations créatives, notamment avec Chris Petit et Iain Sinclair, des projets reconnus pour leur approche hybride, leur sensibilité littéraire et leur utilisation exploratoire de la structure et des archives. Sa collaboration avec Vikram Jayanti comprend « The Agony and the Ecstasy of Phil Spector » et « James Ellroy’s Feast of Death », deux documentaires récompensés par le prix de la Royal Television Society du meilleur documentaire culturel. Emma a coréalisé avec Anthony Wall et monté « Arena: Night and Day », une œuvre magistrale de 24 heures, réalisée à partir des archives de la BBC Arena, retraçant quatre décennies d’histoire culturelle au fil d’une journée. Son long métrage récent, « D is for Distance », coréalisé avec Chris Petit, a remporté le prix Gian Paolo Paoli du meilleur film anthropologique au Festival dei Popoli et sera distribué par BFI Distribution en avril 2026.


Au Vietnam, des milliers de femmes travaillent dans des parcs industriels, quittant leur famille, leur campagne, pour un emploi dans ces usines d’électronique. Les cadences y sont infernales, la parole confisquée, le salaire misérable. Le dispositif du film garantit leur anonymat et leur sécurité afin de recueillir des témoignages rares.
SHE est un récit choral sur les femmes qui travaillent dans l'une des plus grandes usines d'électronique du Vietnam, qui compte 80 000 employés. 80 % de la main-d'œuvre de base sont des femmes qui ont accepté de travailler en équipes de 12 heures, jour et nuit. Les corps des ouvrières sont dévoilés au fur et à mesure, en conservant l'anonymat nécessaire qui garantit la liberté de dénoncer les conditions de travail imposées à la vie de chacune.
SHE est à la fois mère, fille, épouse, célibataire, migrante et installée. Chaque protagoniste est différente. Cependant, elles sont toutes liées par l'exploitation à laquelle elles sont soumises chaque jour, incapables de réaliser leurs rêves dans la lutte douloureuse pour leurs ambitions.
Parsifal Reparato est réalisateur, producteur, anthropologue et journaliste. Tous ses projets s'accompagnent d'une recherche ethnographique approfondie et d'une forte perspective anthropologique. En tant que producteur et réalisateur, il se concentre sur les thèmes de la santé, de la biodiversité, des droits du travail et des droits de l'Homme. En 2020, Parsifal a fondé le cours Ethnographic Filmmaking, un cours où des jeunes, entre 20 et 35 ans, sont formés chaque année pour travailler dans la réalisation de films documentaires ethnographiques. Il est également journaliste et chercheur indépendant. Il collabore avec différentes revues.
Il a publié des essais sur ce que l'on appelle la deuxième génération d'immigrés à Rome et sur l'intégration de la communauté mandingue à Naples, ainsi qu'un essai sur l'expérience de la maladie dans la santeria cubaine.
Ateliers Ouverts


JE SUIS L’UN DES AUTRES, le titre du laboratoire, est une phrase qui accompagne mon travail. L’autre, le témoin, le personnage, l’inconnu – dans l’autre qui habite tes films il y a toi qui regarde, qui écoute, qui cherche. La masterclass sera aussi un laboratoire où explorer l’autre à partir d’un projet en cours, inspiré du Château de Kafka.
Le laboratoire est un atelier ouvert. Comme si je vous invitais dans le lieu où je travaille et que ce soit un échange.
Je vous propose des matériels sur lesquels je travaille : le montage en cours d’un projet, Messages du Château, des essais de projets en élaboration (L’Île aux Voix, L’Iliade de Mario Trudu), des séquences inédites retravaillées de films existants.
Ce sont tous des matériels qui touchent à la question de l’autre,
De votre part, vous pouvez amener du matériel :
des enregistrements vidéo, audio, des images, même tournées avec le smartphone. Ou des idées.
Autour de cet échange, nous inventerons.
Un montage comme dans un cadavre exquis, avec des propositions d’images à tourner sur le moment. Comme si une idée de film pouvait jaillir autour de la rencontre.
Le laboratoire s'adresse à qui fait du cinéma. à qui voudrait en faire, c'est une approche en immersion dans la réflexion et la création.
Giovanni Cioni est un cinéaste de la perte des repères. Loin de toute routine, sa caméra devient exploratrice, transformant l'environnement qu'elle traverse en territoire inconnu. Son regard bouleverse les codes du documentaire. Il brouille les frontières entre réalité et fiction. Il crée de nouveaux espaces, de nouvelles temporalités, d'où émergent des êtres humains, comme nés d'un ailleurs impalpable. Dans sa démarche, son œil construit une réalité, capturant le monde sans certitudes. Son empreinte unique est celle d'un homme en quête, et celle d'un grand cinéaste. "(Carlo Chatrian, Visions du Réel 2011)
Giovanni Cioni, cinéaste, a vécu entre Paris (où il est né en 1962), Bruxelles (où il a suivi sa formation), Lisbonne, Naples et le Mugello, en Toscane, où il réside actuellement.
Parmi ses films : NON è SOGNO, en avant-première au Festival International du Film de Locarno (août 2019), VIAGGIO A MONTEVIDEO, en avant-première au Cinéma du Réel et au Cinéma Mostra Nuovo de Pesaro (2017), DAL RITORNO, en compétition internationale au Cinéma du Réel (Paris, mars 2015), Biografilm (Bologne, juin 2015) Filmmaker (Milan, décembre 2015), Festival du film de Trieste janvier 2016, PER ULISSE, prix de la compétition internationale et prix du cinéma italien au Festival dei Popoli, Florence, décembre 2013, mention spéciale au Festival Cinéma et Droits de l'Homme, Naples, décembre 2013, avant-première à Visions du Réel, Nyon, compétition internationale, avril 2013, Etats généraux du film documentaire, Lussas, août 2013, Festival des cinémas des Peuples Anuuruaboro, Nuova Calédonie, concours international, novembre 2013), GLI INTREPIDI, présenté en première au 69ème Festival du Film de Venise, Giornate degli Autori ; IN PURGATORIO, sélectionné et primé dans divers festivals (dont le Festival dei Popoli, Bellaria et Cinéma du Réel), distribué en salles en Belgique et en France ; NOUS/OUTRES, TEMOINS LISBONNE, LOURDES LAS VEGAS (inspiré de la pièce d'Alain Platel et Arne Sierens, Bernadetj) ; et la série de films muets LA RUMEUR DU MONDE.
Plusieurs rétrospectives lui sont consacrées : VISIONS DU REEL à Nyon, KINODROMO à Bologne, VILLA ROMANA à Florence, TEATRO CORSINI à Barberino di Mugello, BABYLON à Berlin, PICCOLO CINEMA à Turin, DOC SASSARI à Sassari, LACENO D’ORO à Avellino, L’ASILO à Naples. PRIX SERGIO AMIDEI à Gorizia, ANNECY CINEMA ITALIEN à Annecy


Le strabisme de la mémoire
Workshop de réemploi des archives cinématographiques dirigé par Giulia Cosentino et Marie Gioanni
Le « strabisme » désigne la position adoptée par le féminisme historique face à la mémoire dans
l’acte de réécriture de l’histoire. Il s’agit d’un regard capable d’opérer un double mouvement :
déconstruire l’existant tout en ouvrant la possibilité de créer du nouveau. Un regard « strabique » permet en effet de regarder simultanément l’héritage du passé et la nécessité d’inventer d’autres
récits.
Lorsque la recherche part d’un sujet qui porte le poids de siècles d’attributions et l’intime conviction de n’avoir jamais vraiment été reconnu, elle ne peut d’abord que remonter en arrière.
Cette démarche est traversée par des sentiments contradictoires : un sentiment d’étrangeté, mais aussi une forme d’appartenance. Avant de trouver une voix en accord avec le rythme intérieur de
ses pensées et de ses affects, la femme est souvent contrainte d’habiter des langages et des formes hérités, devenus des passages obligés pour survivre. Face à ces paradigmes de sens, il est facile de se retirer, mais aussi de se perdre à nouveau. C’est précisément dans ces chutes que peuvent
émerger d’autres langages, d’autres ruptures, d’autres paroles capables d’ouvrir un espace révolutionnaire.
Le workshop propose d’explorer les mots qui se situent aux marges de l’héritage visuel. Des mots
anciens et nouveaux qui, tels les fils d’une broderie, sont tirés à nouveau vers le centre afin de
composer un nouvel ornement.
Le laboratoire invite à interroger ce qui demeure hors champ dans les films d’archives : émotions,
questions sociales, corps oubliés, regards absents. À travers un exercice de cartographie d’anciens et
de nouveaux mots, il s’agit de permettre à des corps et à des pensées relégués à la périphérie de
l’imaginaire de se réapproprier l’espace visuel et sonore, en mobilisant la parole, la voix, le son et la
création graphique.
Giulia Cosentino est née en 1990 à Catane, en Sicile. Elle est diplômée en cinéma et en arts visuels et a étudié dans les universités de Roma Tre, La Sorbonne Nouvelle à Paris et l'Universidade Nova à Lisbonne et à Pompeu Fabra, à Barcelone. Elle travaille à l'école nationale de cinéma Centro Sperimentale di Cinematografia - Sede Sicilia.
Lui e Io est son premier cour métrage qui a été créé dans le cadre de la résidence d'artistes Re-framing home movies et présenté au TFF 37. En 2020, elle a travaillé sur l'un des épisodes du film collectif Le storie che saremo produit par Ginko Film. Elle fait également partie des réalisateurs du projet international d'Eurimages The Purple Meridians.
Marie Gioanni est née à Nice en 1993 et grandit entre Paris et Rome. Après des études de lettres et une formation théâtrale, elle se passionne pour le documentaire et devient assistante caméra et photographe de plateau. Elle réalise le court-métrage Source en revenant dans la vallée de la Roya, paysage de son enfance et de ses origines, après le passage de la tempête Alex à l’automne 2020.

Une exploration frontale des zones d’ombre de notre modernité algorithmique, une rencontre où le geste artistique se fait scalpel pour disséquer les nouvelles mécaniques du pouvoir. La soirée débutera par la performance percutante de Donatella Della Ratta, intitulée "Ask Me for Those Unborn Promises...", une œuvre puissante sur la « violence spéculative » qui expose la manière dont l’IA générative est désormais utilisée pour scénariser et normaliser les conflits avant même qu’ils n’éclatent. Cette réflexion sur l’instrumentalisation du « synthétique » comme arme de guerre entre en résonance profonde avec les recherches de Marc Isaacs dans son projet "In Synthetic Sincerity" ; là où Della Ratta voit une violence prédictive, Isaacs interroge le destin du cinéma documentaire devenu « data » et la survie de l’âme du témoin à l'heure où nous plongeons notre regard dans les yeux d’avatars - tel celui conçu avec l'actrice Ilinca Manolache - qui n'ont pourtant aucune existence charnelle. Si, comme le suggérait Bergman, l’essence du cinéma réside dans le visage humain, que devient notre capacité à documenter le monde lorsque l'image perd son pouvoir d'attestation et que nos souvenirs eux-mêmes semblent colonisés par les composites des géants de la tech ? Pour prolonger ce vertige, un panel réunira Donatella Della Ratta (John Cabot University), Marc Isaacs, le directeur immersif Roberto Malfagia, expert en éthique et autonomie de l’IA, afin de questionner l’authenticité, la souveraineté du regard et ce qu'il reste de profondément humain dans un monde où le réel s'efface derrière sa propre simulation.
Since 2001, Marc Isaacs has directed more than 20 creative documentaries for the BBC and Channel 4. His films have won Grierson, Royal Television Society and BAFTA awards, as well as numerous prizes at international festivals.
In 2008, Marc Isaacs received an honorary doctorate from the University of East London for his documentary work. He is a visiting professor at the London Film School, the National Film and Television School and Royal Holloway University and holds an Associate Professor post at University College London.
He has had retrospectives at the centre Pompidou (Beaubourg): One World Romania; Lussas Film Festival and Bildrausch, Basel. His work has been included in numerous documentary books and academic studies.
Donatella Della Ratta, qui a rejoint JCU en 2017, est spécialiste des médias et des médias arabophones. De 2007 à 2011, elle a vécu à Damas et a mené une vaste étude ethnographique des séries télévisées syriennes, sujet de sa thèse de doctorat soutenue à l'Université de Copenhague en 2013. Elle a été chercheuse postdoctorale à l'Université de Copenhague et à l'École Annenberg de communication de l'Université de Pennsylvanie, et est membre associée du Berkman Klein Center for Internet and Society de l'Université Harvard.
La professeure Della Ratta est l'auteure de trois monographies sur les médias arabes et a contribué à plusieurs ouvrages collectifs en rédigeant des chapitres sur les médias et la politique syriens. Elle collabore avec des médias italiens et internationaux tels qu'Al Jazeera English, Hyperallergic, Internazionale et Il Manifesto. Elle possède une expérience professionnelle en tant que journaliste, auteure et productrice de télévision, et a dirigé la communauté arabophone de l'ONG internationale Creative Commons (www.creativecommons.org) pendant cinq ans (2008-2013). Elle a organisé plusieurs expositions d'art et programmes de films sur la Syrie, et elle est cofondatrice et membre du conseil d'administration de SyriaUntold, un agrégateur de sites web consacré à la résistance créative.
Roberto Malfagia est réalisateur et producteur XR. Il conçoit, prototype et crée des expériences de réalité augmentée (RA), de réalité virtuelle (RV) et d'art numérique.
En tant que conteur et réalisateur, il a créé des documentaires interactifs, des récits basés sur les données et des expériences immersives, tels que « The Sound of the Crowd », « Brain Interactive Cinema », « The Image at the Time of AI », « Perspective 22 » et « Flesh Orchestra », entre autres. Il a collaboré à des projets narratifs dans les domaines du patrimoine culturel, des musées et de la narration territoriale, comme le projet de recherche « New Museum Languages » pour la Fondazione Holden Arte - Intesa - San Paolo.
En tant qu'enseignant, il a collaboré avec les universités de Parme, Ferrare, Modène et Reggio Emilia, ainsi qu'avec INDIRE sur des séminaires de narration. Il enseigne la narration interactive à l'IED et à Polimoda Florence, ainsi qu'à Open Laboratories/Fondazione Brodolini - Formodena. Elle est consultante en médias interactifs et conception narrative pour le patrimoine auprès de la Fondazione Sistema Toscana, Manifatture Digitali Cinema - Toscana Film Commission, du Laboratoire Dicea / Université de Florence et du Pôle muséal de la
Toscane. Elle collabore avec le Département d'informatique de l'Université de Pise
sur le développement de projets de narration interactive et immersive et avec le CNR de Pise
sur le développement d'applications d'intelligence artificielle et de réalité augmentée.




La table ronde "Pratiques féministes transnationales" est le cœur d'Image Ouverte : ici, le féminisme devient une méthodologie de rupture à travers les voix d'Amandine Gay et de Najwa Najjar, modérée par Janine Gaëlle Djeudi et Ludovica Fales. Avec Annouchka de Andrade, héritière de l’archive de Sarah Maldoror, et les perspectives de Paloma García Martens et Giulia Cosentino (Feminist Frames), nous relions Paris, Alger et Gaza, portée par le cri d'Iante Roach. Cette réflexion s'incarne dans l’approche hybride du festival : avec REAL d'Adele Tulli, le cinéma fusionne avec VR Chat. Le spectateur s'affranchit de l'écran pour habiter la frontière entre l'organique et l'algorithmique, explorant une fluidité post-binaire. Le désir, comme archive politique, irrigue aussi Las Novias del Sur d'Elena López Riera, transformant l'intime en contre-récit. Entre courts-métrages expérimentaux et dispositifs XR, de l'Argentine à l'Espagne, le montage devient un acte de résistance pour penser ensemble au-delà de la domination.
Avec Giulia Cosentino de Feminist Frames (IT), Najwa Najjar du Gaza International Festival for Women's Cinema (PS), Adele Tulli (IT), Elena
López Riera (ES), Paloma García Martens (BE), Janine Gaëlle Djeudi (FR), Amandine Gay (FR), Annouchka de Andrade (FR)
La table ronde "Pratiques féministes transnationales" est le cœur d'Image Ouverte : ici, le féminisme devient une méthodologie de rupture à travers les voix d'Amandine Gay et de Najwa Najjar, modérée par Janine Gaëlle Djeudi et Ludovica Fales. Avec Annouchka de Andrade, héritière de l’archive de Sarah Maldoror, et les perspectives de Paloma García Martens et Giulia Cosentino (Feminist Frames), nous relions Paris, Alger et Gaza, portée par le cri d'Iante Roach. Cette réflexion s'incarne dans l’approche hybride du festival : avec REAL d'Adele Tulli, le cinéma fusionne avec VR Chat. Le spectateur s'affranchit de l'écran pour habiter la frontière entre l'organique et l'algorithmique, explorant une fluidité post-binaire. Le désir, comme archive politique, irrigue aussi Las Novias del Sur d'Elena López Riera, transformant l'intime en contre-récit. Entre courts-métrages expérimentaux et dispositifs XR, de l'Argentine à l'Espagne, le montage devient un acte de résistance pour penser ensemble au-delà de la domination.


Dans un monde où les cadres éducatifs traditionnels peinent parfois à embrasser la complexité du réel, cette rencontre explore des trajectoires où l'apprentissage se fait par le corps, l'image et l'engagement collectif. À la Philharmonie de Paris, Damien Philipidis propose une approche sensorielle de la musique, transformant l'écoute en une expérience d'immersion où l'enfant découvre le son avant la théorie, faisant du ressenti le premier vecteur de savoir. Cette quête de sens se prolonge dans l'intimité du récit avec Emma Matthews, Chris Petit et Louis Petit, dont le film D for Distance devient un outil de compréhension mutuelle face à la maladie, prouvant que l'acte créatif possède une vertu curative et pédagogique irremplaçable pour traduire l'indicible. Parallèlement, le cinéma s'impose comme un levier de transformation institutionnelle avec Leonardo de Franceschi, chercheur et enseignant à l’Université Roma Tre, où il dirige les cours de Studi postcoloniali di cinema e media, qui s'attache à décoloniser le curriculum universitaire en multipliant les perspectives visuelles pour briser les récits hégémoniques et rééduquer notre regard sur l'histoire. Cette volonté de changement trouve un écho global dans le travail de Temujen Gunawardena : à travers le court-métrage Grounded, elle démontre que le processus de création collective est en soi une pédagogie de l'action, capable de forger des outils de réflexion concrets face à l'urgence climatique. Ensemble, ces intervenants dessinent les contours d'une éducation qui n'est plus seulement une transmission verticale de connaissances, mais une manière sensible d'habiter le monde, de soigner les liens et de déconstruire les évidences pour bâtir un futur commun plus juste, conscient et résolument humain. Moderé par Manuel Pons Romero


L'art ne se contente plus de contempler le monde ; il s'y engage, l'interroge et tente de le transformer. Cette rencontre explore les intersections entre geste artistique et responsabilité politique à travers des voix singulières qui redéfinissent la fonction de l’œuvre dans l’espace public. Chedly Atallah déploie une pratique aux confins de l’architecture et des arts visuels, où la mémoire des lieux et les traces des crises politiques deviennent le matériau d’une reconstruction nécessaire et sensible. Son travail entre en résonance avec les recherches d’Odessa Mourier, qui analyse la puissance de l’art comme levier des mouvements pour le changement climatique. Elle interroge comment l’esthétique peut catalyser une urgence collective et transformer la protestation en un langage visuel capable de mobiliser les consciences face au péril écologique. Dans ce processus de médiation et de réflexion, Maria Teresa Annarumma apporte un regard curatorial fondamental, envisageant l’exposition non comme une vitrine figée, mais comme un espace de dialogue social et politique capable de redéfinir les liens entre l’institution artistique et les citoyens. Cette dimension de partage et d’altérité radicale s’incarne enfin dans le projet « Another Place » de Domenico Singh, une œuvre qui interroge les notions d’hospitalité et de rencontre à travers des dispositifs performatifs et spatiaux innovants. En déplaçant les frontières de la création traditionnelle, ces artistes et chercheuses affirment que l’engagement n’est pas un simple thème ajouté à l’œuvre, mais sa condition d’existence même. Ensemble, ils dessinent une cartographie de la résistance poétique, où chaque geste devient une tentative de réenchanter le commun et de revendiquer une place pour l’utopie dans la brutalité de la réalité contemporaine. Modérée par Manuela Filomena Ottaviani


Scènes Ouvertes


Né en France, Hugues Leclère se perfectionne auprès de Catherine Collard avant d’entrer premier nommé au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il obtient trois premiers Prix à l’unanimité en piano, analyse musicale et musique de chambre.
Il débute alors une carrière qui le mène en France à la Cité de la Musique, à l'auditorium de Radio-France, au Musée d'Orsay, au Festival Chopin à Nohant, Festival de la Vézère... et dans 42 pays, des Amériques centrale, du sud et du nord à la plupart des pays européens : Concertgebouw et opéra d’Amsterdam, Musikhalle de Hambourg, Salle Pouchkine à Moscou, Festival de Coimbra au Portugal…
Il est l’invité de nombreux orchestres, comme la Camerata du Berliner Philharmoniker, l'Orchestre national de la radio de Prague, l'Orchestre National de Lorraine, l'Orchestre d’Auvergne, l'Orchestre national de la ville de Mexico, l'Orchestre de la Garde Républicaine, l'Orchestre de Minsk, l'Orchestre national de Samara, l'Orchestre de Timisoara, la Philharmonie de Brasov, la Philharmonie de Reichenbach... sous la direction de Jacques Mercier, Jean-Pierre Wallez, Arie van Beek, Mikhail Shcherbakov, Ondrej Lenard, Sébastian Lang-Lessing, Vladimir Valek, Stefan Fraas…
Interprète privilégié de Debussy, Ravel et leurs contemporains, Hugues Leclère affirme sa pleine maturité dans le répertoire germanique, qu’il aborde en soliste ou en musique de chambre. Sa passion pour Mozart, Haydn et Beethoven l’a amené à rechercher les sonorités originales des instruments classiques. Il possède une copie de Stein qui s’accorde idéalement avec les chefs d’œuvres de la fin du XVIIIe siècle. Il est le partenaire d'Augustin Dumay, le Streichquintet du Berliner Philharmoniker, les Solistes de l’Orchestre de Paris, les quatuors Modigliani, Talich, Debussy, Amarcord, Mandelring…
Acteur reconnu de la vie artistique contemporaine et sociétaire de la SACEM, Hugues Leclère est le commanditaire de plus de 50 oeuvres nouvelles, écrites pour lui par 45 compositrices et compositeurs. Avec ses projets Debussy, poète de la modernité (2012, créé à la Cité de la Musique et donné plus de 50 fois dans le monde), Debussy, 12 Etudes de modernité (créé au Festival Musica en 2018) et Beethoven, les Bagatelles entrelacées, qui sera créé à la Philharmonie de Paris le 20 novembre 2020, il cherche à éclairer les liens entre les processus de création des siècles passés avec ceux de notre temps.
Sociétaire de la SACD, passionné de littérature et d'histoire, il conçoit des spectacles originaux entremêlant les différentes expressions artistiques, avec notamment les comédiens Marie-Christine Barrault, Daniel Mesguich, Francis Huster et Alain Carré, ou encore le peintre Ruben Maya. En 2013, il conçoit trois spectacles originaux qui obtiennent le label officiel de la Mission du Centenaire de la Première Guerre Mondiale, dont L’Engrenage 1913–14 où il partage la scène avec le journaliste Patrick Poivre d’Arvor pour plus de 40 représentations.
Il créera en 2021 L'autre Royaume, où il partagera la scène avec l'écrivain Pascal Quignard.
Improvisateur, Hugues Leclère collabore depuis 2017 avec le pianiste et improvisateur Jean-François Zygel, au travers de trois spectacles qui mêlent l'interprétation d'oeuvres de grands compositeurs avec des improvisations : Bachmania (2017), Debussymania, (2018) et Beethovenmania (2019).
Hugues Leclère est directeur artistique du festival international Nancyphonies et coordinateur des classes de piano au CRR de Paris et Pôle SUpérieur PBB. Il assure la direction du Concours International de Piano de Lagny-sur-Marne depuis 2016.

Donatella Della Ratta, qui a rejoint JCU en 2017, est spécialiste des médias et des médias arabophones. De 2007 à 2011, elle a vécu à Damas et a mené une vaste étude ethnographique des séries télévisées syriennes, sujet de sa thèse de doctorat soutenue à l'Université de Copenhague en 2013. Elle a été chercheuse postdoctorale à l'Université de Copenhague et à l'École Annenberg de communication de l'Université de Pennsylvanie, et est membre associée du Berkman Klein Center for Internet and Society de l'Université Harvard.
La professeure Della Ratta est l'auteure de trois monographies sur les médias arabes et a contribué à plusieurs ouvrages collectifs en rédigeant des chapitres sur les médias et la politique syriens. Elle collabore avec des médias italiens et internationaux tels qu'Al Jazeera English, Hyperallergic, Internazionale et Il Manifesto. Elle possède une expérience professionnelle en tant que journaliste, auteure et productrice de télévision, et a dirigé la communauté arabophone de l'ONG internationale Creative Commons (www.creativecommons.org) pendant cinq ans (2008-2013). Elle a organisé plusieurs expositions d'art et programmes de films sur la Syrie, et elle est cofondatrice et membre du conseil d'administration de SyriaUntold, un agrégateur de sites web consacré à la résistance créative.

Réalisatrice et productrice italo-australienne basée à Londres, Iante Roach a réalisé et produit des documentaires sur l'art et la culture pour BBC World. Elle a obtenu des entretiens exclusifs avec des artistes de renommée comme Peter Brook. Elle a également travaillé dans les relations publiques pour d'importants projets d'art contemporain et de patrimoine culturel en Italie et en Iran, ainsi que comme chercheuse, interprète et traductrice. Elle a aussi vécu en Italie, en France, en Iran et au Liban.

Née en Italie, révélée en Belgique, elle trace son chemin entre Rome et Bruxelles. Repérée d'abord chez Kiss & Drive, l'auteure-compositrice-interprète s'est fait connaître sur scène aux côtés d'artistes telles que Lianne La Havas, Ane Brun, Lisa Hannigan et Sinéad O'Connor.
De retour avec l'album « Home Again », Elisabetta Spada affiche désormais ouvertement sa véritable identité : une lesbienne fière et « différente » qui se produit sous son propre nom.
Son nouvel album est une puissante combinaison d'authenticité et d'humanité, une expérience pop intense à l'âme folk : dix chansons à son image, des titres très personnels qui raviront les fans de Feist, Adrianne Lenker, Soko ou Florence + the Machine.


Lieux
GAÎTÉ LYRIQUE (Auditorium)
3 bis rue Papin PARIS 03
LE GRAND REX (salle 6)
3 bis rue Papin PARIS 02
CINÉMA L'ARCHIPEL
17 Bd de Strasbourg, PARIS 10
ATELIERS VARAN
6 Impasse de Mont-Louis, PARIS 11
FONTAINE CULTURE
21 rue de la Fontaine au Roi, PARIS 11
